Je m’appelle Andréa Zarcône et je suis née comme tout le monde dans cet univers clos qu’est notre citadelle. Je n’ai que peu de souvenirs de l’époque sombre de l’avant-blocus ordonné par le gouvernement provisoire de l’époque. Je pense que très peu de personnes se souviennent vraiment des événements responsables de notre repli il y a 15 ans et ceux qui connaissent la vérité se taisent de peur de s’attirer les foudres de l’Axis Corp…
L’Axis Corp… Cette entreprise qui nous dirige, cette corporation qui dirige et gouverne à la place des hommes… ce gouvernement qui nous fait vivre… ou plutôt qui nous fait survivre car il faut bien l’avouer, si Wolfgang et sa firme n’avaient pas existé, ce serait toute la civilisation humaine qui se serait effondrée sur elle-même.. Peut-être nous a-t-elle sauvés ou bien elle nous donne droit simplement à un sursis de quelques années… nous verrons bien.
Toujours est il que cette corporation fait vivre la moitié des habitants de la bio-sphère qu’est la citadelle et ceci grâce à ses laboratoires scientifiques qui emploientà eux seuls 1% de la population humaine de la bio-sphère. A cela vous ajoutez l’ensemble des fournisseurs de matières premières, des ingénieurs recrutés à l’occasion afin de réaliser tel ou tel petit bout de projet ce qui nous donne un effectif de 41% de la population humaine travaillant pour Axis et même 43% si l’on prend en compte la garde des dirigeants de l’Axis : les A-troopers.
Des brutes épaisses, sans moralité… voilà comment je pourrais vous décrire ces soldats de patrouille qui n’ont rien de la valeur des défendeurs d’autrefois… C’est d’ailleurs grâce à eux que j’ai pu découvrir la véritable nature de l’Axis… C’était il y a maintenant 3 ans près de la station E456 détruite depuis pour inutilité (elle amenait les soldats près de la porte nord de la surface) je me souviens encore de cet après midi où le soleil artificiel déployé par la bio-sphère atteignait ses limites, il était près de 19h30. A 21h30 je ressortis d’une ruelle où pendant 1 heure une patrouille des A-troopers m’a…
Enfin… le temps aidant, les blessures guérissent …mais le plus dur ne fut pas ce que j’ai dû endurer pendant mais ce j’ai dû admettre après. En effet on ne s’attaque pas à l’Axis sans avoir les reins solides et moi, minable petite secrétaire d’un cabinet de médecin, je dus accepter que l’affaire soit étouffée contre une poignée d’ébonite et une rente à vie digne d’une famille de cafard …
On ne s’attaque pas à Axis, on ne dénigre pas Axis, on vit pour Axis…
Car sans elle nous ne serions rien…
Sans elle je ne serais sans doute pas là pour vous parler
Sans elle vous n’existeriez peut-être même pas…